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2009. Arrive un truc un peu bizarre, similaire à un animé, sur les écrans de nos amis les japonais qui constatent que l'originalité à son paroxysme. Voyons ce que donne de banales histoires de monstres vu par un otaku sous acide...
TITRE : Bakemonogatari
GENRE : Akiyuki Shinbo
FORMAT : Anime
DATE : 2009
STUDIO : Shaft
RÉALISATEUR : Histoires d'amour de monstres
DURÉE : 12 EPS 25 Mins
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NOM : Mayoi Hachikuji
DOUBLAGE/SEIYU : Emiri Katō
ENTITÉ : Escargot
Mayoi est la loli de l'anime. Elle cherche la maison de sa mère à travers la ville sans jamais la trouver. Du coup, elle ère et quiconque la suit ne retrouve
pas son chemin, d'où l'image de l'escargot et sa coquille en forme de spirale. Mayoi est assez rigolote parce qu'elle se bat sans cesse avec Araragi et parce qu'elle est
imprévisible.
NOM : Hitagi Senjōgahara
DOUBLAGE/SEIYU : Chiwa Saitō
ENTITÉ : Crabe
Il s'agit de l'héroïne de Bakemonogatari. Elle tombe rapidement amoureuse d'Araragi et prend la bonne habitude de ne pas le montrer (c'est plus
marrant). Fille au discours subtile et un poil tsundere, Hitagi cache un lourd passer qui sera dévoilé dans l'intrigue.
NOM : Suruga Kanbaru
DOUBLAGE/SEIYU : Miyuki Sawashiro
ENTITÉ : Singe
Autre archétype volontaire et savamment discrédité, Suruga rapelle fortement Kagura (Azumanga Daioh). Cependant, aussi innocente puisse-t-elle
paraître, elle affiche au grand jour une certaine débauche qu'elle assume complètement. C'est une fille pleine de vie et un peu garçon manqué sur les bords.
NOM : Nadeko Sengoku
DOUBLAGE/SEIYU : Ana Hanazawa
ENTITÉ : Serpent
Nouveau stéréotype abordé ici, Nadeko est la petite collégienne timide du groupe. Étrangement, contrairement à tous les autres, son statut à elle n'est pas
démonté et elle reste plutôt constante dans son comportement si on omet sa capacité à se déshabiller en publique plus vite qu'un 100m de Sonic the hedgehog (fan ser-viceuh). C'était l'amie des
soeurs d'Araragi à l'école primaire.
NOM : Tsubasa Hanekawa
DOUBLAGE/SEIYU : Yui Horie
ENTITÉ : Chat
Et la déléguée de service rigide et sérieuse se prénomme Tsubasa. Là aussi, on a droit à une remise en question des habitudes de ce genre de personnage. Son
intelligence n'est pas que scolaire et ses notes ne sont que le fruits de son travail. D'ailleurs, elle cache aussi des raisons pour se tuer à la tâche comme elle le fait.
NOM : Koyomi Araragi
DOUBLAGE/SEIYU : Hiroshi Kamiya
ENTITÉ : Vampire
Voici finalement notre héros. Araragi est un garçon futé, drôle et surtout un ancien vampire. Il ne peut s'empêcher de venir en aide aux gens qu'ils en
demandent ou non. Il est immortel se qui lui permet de s'amuser à faire des noeuds avec ses intestins en toute quiétude (il ne le fait pas, je vous rassure).
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SYNOPSIS : Tout commence lorsque Hitagi tombe dans les bras d'Araragi. Ce dernier est alors au courant d'un secret top-défense de la demoiselle : elle est trop légère. Mais attention, pas juste un peu, vraiment trop légère. Pour donner suite à diverses menaces et coups d'agrafeuse, Araragi décide de l'emmener voir un spécialiste qui pourrait l'aider à régler son problème... L'animé se découpe alors en mini-scénarios de deux ou trois épisode mettant en scène de nouveaux personnages et de nouveaux problèmes dont la cause s'avère être à chaque fois un traumatisme lié à l'enfance.
En apparence, Bakemonogatari est spécial, pour ne pas dire grotesque. Pas de figurants, des décors simplistes et abstraits, aucune accroche spatio-temporelle,
on nage en plein brouillard. Ajoutez des discours parfois bizarres, ornés d'autres étrangetés comme, par exemple, un flot de fournitures scolaires caché sous un uniforme (mais WTF quoi) et on
obtient plus opaque que l'eau de la Seine : Bakemonogatari.
Sinon, la série ne souffre d'aucun défaut visuellement. Le chara-design est très soigné et se fond particulièrement bien dans les décors.
À part donner quelque caractéristiques générales sur cette anime, je vois mal comment s'étendre dans une étude approfondie. Justement, il existe volontairement un
effet inachevé qui rend la tâche difficile. Le schéma s'avère identique d'un épisode à l'autre : petite scène d'intro où un problème se pose, ensuite opening, puis série de textes sur fond
multicolore qui défile de manière à être certain qu'il soit impossible de lire quoi que ce soit. On est en doit le lever un sourcil là. Qu'on m'explique l'intérêt de balancer du texte sans qu'on
puisse le lire (sauf en étant très adroit avec le bouton pause) ? Régulièrement, "l'action" se ponctue de scènes de couleur différentes, indiquées par des panneaux d'affichage qui apparaissent un
fragment de seconde. Mieux vaut éviter de cligner des yeux quand on sait ça.
Le scénario se découpe en bouts de 2/3 épisodes racontant, grosso modo, le problème entre une personne (de sexe féminin, à chaque fois) et un entité. Chaque personnage donne lieu à un nouvel
opening. Une vraie touche de fraîcheur que d'avoir moult génériques pour une seule série. On tient là une excellente idée. J'en profite pour scander mon amour pour les différentes musiques
d'excellentes qualité. Mais ça, c'est subjectif. Je vous invite à découvrir quelques OP/ED en bas de pages.
Revenons-en au schmilblick, notamment sur la structure scénaristique bancale de notre ami. J'ai déjà parlé de ce que je pensais des animes divisés en petits groupes d'épisodes... C'est bon pour
les OAVs ça, mais le manque de fil conducteur se fait sentir. C'est pas comme si l'envie de voir la suite était irréprésible, c'est plutôt le souhait de vouloir changer de série qu'il l'est.
Arriver au début ou au milieu revient au même pour la compréhension.
En fait, le mot "expérimental" caractérise le plus justement possible le sujet présenté.
Par contre, je dois concéder un grande qualité dans les dialogues. Entendre Senjōgahara casser Araragi avec ses phrases cinglantes est fort distrayant.
D'ailleurs, les très nombreuses références au monde de l'animation mettent la puce à l'oreille quant au publique visé par Bakemonogatari. C'est un peu la clé de voûte de toutes histoires,
d'ailleurs... Des répliques travaillées sont un gage de qualité et marquent les esprits.
De plus, j'avoue avoir apprécié personnages dont les clichés ont été réduit à néant. Ça fait plaisir de voir les réalisateurs remettre en question ce genre d'archétypes récurrents.
Il ne reste rien de spécial à ajouter. Je vois Bakemonogatari comme un fantasme. Un rêve sortant de l'esprit de quelqu'un. Le héros est gentil, il protège des demoiselles qui ont besoin de son aide et il n'hésite pas un seul instant à se faire déchirer les organes pour ça (comme quoi, être un demi-vampire, ça a de gros avantages). Qu'en j'y pense, ça fait très hgame comme script... Bref, bienvenue dans un monde Boris Vian-tesque qui mène on ne sait trop où. Toutefois, ce genre de chose peut plaire et sa longueur relativement courte m'oblige à vous conseiller cet AENI.