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Plus que de regarder des séries qu'on me conseil, ce que j'apprécie encore plus c'est de découvrir par moi-même des réalisations inconnues au bataillon. Une belle illustration de ce que je viens de dire est certainement Casshern Sins. Bouder partout sur la toile, il fallait absolument que je jette un coup d'oeil. Voici mon retour sur investissement.
TITRE : Casshern Sins
GENRE : La Vie Mécanique
FORMAT : Anime
DATE : 2008 - 2009
STUDIO : Madhouse Production
RÉALISATEUR : Shigeyasu Yamauchi
DURÉE : 24 EPS 25 Mins
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NOM : Casshern
DOUBLAGE : Tohru Furuya
Défenseur des faibles dans un monde apocalyptique, Casshern est un véritable héros. Partout sur sa route il croise des ennemis, des robots qui l'accusent
d'être à l'origine de la destruction car lui-même de la subit pas. Il est une machine de combat, invincible, torturé par ce qu'il est et ce qu'il voit.
NOM : Luna
DOUBLAGE : Akiko Yajima
L'identité de Luna est énigmatique. Elle fait briller l'espoir pour chaque être vivant. Il se trouve qu'elle agit plus comme une entité divine qu'autre chose.
Elle exècre la mort et donne la vie à quiconque la demande. Clé de voûte de l'histoire, la rencontre avec ce personnage semble être le point culminant de l'intrigue. Bien souvent, les illusions
que l'on porte sur ce genre d'espoir se solde en déception.
NOM : Ringo
DOUBLAGE : Yuko Minaguchi
Ringo qui voyage avec Ohji, un robot qui l'a trouvée quand elle était bébé, s'émerveille de la moindre beauté qui reste dans ce monde. Les yeux illuminées par
la vie, pétillante, elle symbolise un espoir et apporte de la chaleur autour d'elle. Sa nature reste mystérieuse. Des indices laissent entendre qu'elle est humaine même si c'est effectivement
impossible.
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SYNOPSIS : Dans une planète pratiquement déserté par l'homme, les robots règnent en maître. Un jour apparaît Luna, le salut des hommes qui les ramènera au pouvoir. Brainking Boss, le leader du monde envoie alors ses 3 soldats d'élites pour l'éliminer. Le plus puissant de tous, Casshern, réussi à tuer Luna plongeant alors le monde dans un mal que personne ne soupçonnait. Depuis, les robots jusqu'alors immortel se désagrègent au fil du temps, percevant les limites de leurs existences. Casshern, dans une amnésie presque totale cherche sa propre identité dans ce monde en proie à la destruction.
Il faut dire que Casshern est très ancien. Diffusé une première fois dans les années 70, son succès mitigé s'expliquait en partie par son scénario moyen qu'on résume facilement en deux trois phrases. Remis au goût du jour par Madhouse en 2008, il jouit à la fois d'une nouvelle réalisation mais aussi d'un scénario inédit.
Si il est quelque chose de remarquable, c'est avant tout vers la réalisation qu'il faut se tourner. Le style carrément simpliste n'est pas sans évoquer Saint Seiya. Les différents décors, quant à eux, mettent magnifiquement en avant la désolation du monde des robots et évoque une certaine poésie de par leur composition type peinture à l'huile. Cet éloignement si artistique de la réalité a injustement écarté la plupart des gens de cet animé.
Cependant, on a énormément de mal à se repérer spatialement, la faute à la pauvreté des décors. Je ne me contredis pas par rapport à mon avis plus haut. Seulement,
on a plus à faire à des toiles abstraites en fond plus qu'à de véritable repères. Il en résulte toutes sortes d'incohérences sur le placement des personnage et le déroulement de l'action.
D'ailleurs, quitte à parler d'invraisemblances, autant dire qu'elles sont présentes partout. Des personnages disparaissent, reviennent comme par enchantement. Les combats, plus que tiré par les
cheveux, ressemble à un spectacle acrobatique sans les fils et les robots n'agissent pas comme on est en droit d'attendre de la par de tas de féraille. Malgré tout, ces détails viennent se hisser
au second plan, le but recherché n'étant pas d'être réaliste mais de flatter les mirettes et de faire réfléchir par le même occasion.
Parlons-en des robots. Jamais ils n'ont été plus humainement représentés que dans Casshern Sins. Ils rêvent, espèrent, pleurent, se mettent en colère,
souffrent, saignent, grandissent... Bref, jusqu'à l'apparence pour certains, ils substituent l'humain. Les robots ne sont qu'un faire valoir pour représenter l'homme lui-même dans une situation
qu'il connaît bien. On arrive à la partie intéressante de l'anime.
Il s'agit du scénario. Ce n'est pas tant dans l'histoire, mais plus dans la mise en scène qu'il faut creuser. Et Dieu sait que déterrer le trésor qui se cache derrière Casshern Sins est un
effort laborieux. On retrouve une étonnante simplicité dans la manière de (re)présenter l'intrigue. Dessins, personnages, décors et même l'histoire sont rudimentaires. Qu'est-ce qui empêche alors
d'affirmer que nous tenons-là une très mauvaise série ?
La qualité des épisodes est très inégale. Tant bien techniquement que scénaristiquement, les épisodes ne se valent pas. Quand il s'agit créer des métaphores, plus ou
moins astucieuses, Casshern Sins rempli son rôle. Les moments creux, vide d'intérêt, se multiplient aussi. Les dialogues à rallonge, presque inintelligible, nous transpercent parfois d'une
phrase bien sentie qui donnent tout de suite son sens au passage. Souvent, la poésie mélancolique, bercé de mort et d'espoir s'invite sur l'écran, ne laissant pas le spectateur dans
l'indifférence.
Grosso modo, Casshern Sins est une belle leçon de philo. Mais de la philosophie qui ne va pas directement à l'essentiel. À mon goût, le sujet se montre beaucoup trop restreint par rapport
à une saison toute entière, d'autant plus que le discours reste le même du début à la fin : La vie n'existe pas sans la mort. J'admet qu'il est abordé différemment, toutefois, l'ennuie gagne du
terrain à la longue. Fort heureusement, un thème comme celui-ci concerne tellement de monde que son traitement éveille la curiosité assez longtemps pour tenir jusqu'au bout. Le bout qui finit
d'ailleurs en apothéose. La fin ne laisse pas impassible et boucle triomphalement le message à faire passer.
Casshern Sins n'est pas un animé formidable. Comme une vieille photo bicolore, il manque cruellement de nouveauté. De plus, le style graphique choisis ainsi le déroulement du scénario ne plaide pas en sa faveur quand on parle de modernité. Reste le traitement du scénario qui mettra sur la touche les derniers intéressés. Pour les autres, ceux qui auront tenus, ceux qui auront fait l'effort d'aller jusqu'à la fin, il y a la récompense : une réflexion intelligente sur la vie. Je ne me fait pas d'illusion, cette série rebutera 80% des gens qui ne supporteront pas son originalité. Je la conseil à ceux qui aime recevoir une leçon de vie de temps en temps, à ceux qui aime l'art ainsi qu'aux témoins de jehovah.
Je n'ai vraiment jamais aimé les animes style mecha, mais si les robots sont presque humains, pourquoi pas.
Le thème qui semble être présent ici pourrait faire parfaitement l'affaire. J'espère quand même que ma patience ne sera pas mise à mal trop régulièrement quand même lol
J'ai aussi un assez bon seuil de tolérance vis à vis du graphisme d'un anime, même si cela reste important pour moi les dialogues, l'ambiance et l'histoire prenne le dessus.
Merci de la découverte en tout cas :)